Anthony Guillochon, thérapeute, échange avec un pompier allongé sur un canapé.

De pompier à thérapeute :
un parcours guidé
par l'humain

Secourir. Comprendre. Accompagner. Transmettre.

Je suis Anthony Guillochon, hypnothérapeute, praticien en thérapies brèves et formateur à Reims.

Depuis mon enfance, j'ai toujours voulu devenir sapeur-pompier. Plus qu'un métier, c'était une vocation : celle de venir en aide aux autres lorsqu'ils traversaient des moments difficiles.

C'est donc tout naturellement qu'à 15 ans, j'ai rejoint la Protection civile, avant de devenir sapeur-pompier volontaire à 18 ans, puis pompier de Paris à 20 ans.

Mais j'étais loin d'imaginer à quel point ces expériences allaient influencer la suite de ma vie.

Anthony Guillochon, jeune pompier de Paris, tenant un café.Anthony Guillochon entretient du matériel sur un camion de pompiers.

Quand les blessures ne se voient pas

Au fil des interventions, j'ai découvert que derrière certains appels aux secours se cachait une profonde détresse psychologique.

Il ne s'agissait pas toujours d'accidents, d'incendies ou de blessures physiques. Parfois, les personnes avaient surtout besoin d'être écoutées, rassurées, comprises.

Lors de certaines interventions, notamment auprès de personnes en grande souffrance, je prenais le temps de discuter et de trouver les mots pour les apaiser.

Un jour, une personne m'a dit :

« Merci, vous m'avez sauvé la vie. »

Sur le moment, ces mots m'ont semblé presque excessifs. Ce n'est que bien plus tard que j'en ai compris toute la portée.

J'ai réalisé que l'écoute, la présence et les mots pouvaient parfois avoir un impact bien plus important que je ne l'imaginais.

Anthony Guillochon, pompier de Paris, tenant un serpent avec précaution.

Quand la vie m'a invité à prendre un autre chemin

À 31 ans, après onze années chez les pompiers de Paris, j'ai traversé un burn-out que j'ai longtemps eu du mal à reconnaître, même auprès de mes proches.

Quitter ce métier a été une épreuve particulièrement difficile. Depuis toujours, je m'étais construit autour d'une conviction : être pompier, c'était la seule chose pour laquelle j'étais vraiment doué.

J'ai multiplié les candidatures et les sélections pour retrouver une place de pompier ailleurs en France. Mais malgré mes efforts, les portes semblaient systématiquement se fermer.

Avec le recul, j'ai fini par y voir une autre possibilité : et si la vie ne m'empêchait pas d'avancer, mais cherchait au contraire à m'ouvrir un autre chemin ?

Car pendant onze ans, j'avais consacré mon énergie à secourir les autres, sans vraiment voir que j'avais moi-même besoin d'aide.

Et cette conviction de n'être doué que pour un seul métier, qui me semblait être une vérité absolue, n'était finalement qu'une croyance limitante.

J'allais découvrir que j'avais bien d'autres capacités et une autre manière de donner du sens à ma vocation.

Continuer à aider les autres, mais d'une manière différente.

L'hypnose : une découverte devenue une passion

C'est en consultant moi-même une hypnothérapeute que j'ai découvert l'hypnose.

À la sortie de mes séances, j'étais persuadé que cela n'avait pas fonctionné. Je m'étais simplement senti détendu.

Pourtant, quelque temps plus tard, ce sont mes proches qui m'ont fait remarquer des changements dans mon comportement que je n'avais pas moi-même identifiés.

Cette expérience a éveillé ma curiosité. Je pensais alors que l'hypnose était un don, jusqu'à découvrir qu'elle s'apprenait.

J'ai décidé d'y consacrer mes économies et de me former.

Dès ma première formation, cela a été une évidence : j'avais trouvé ma voie.

Plus je découvrais l'hypnose, plus je me passionnais pour les possibilités du subconscient, l'influence de nos croyances, de nos émotions et de nos expériences sur notre manière de penser, de ressentir et d'agir.

Cette passion m'a conduit à approfondir mes connaissances en hypnose thérapeutique, en Programmation Neuro-Linguistique (PNL), en Mouvements Oculaires Thérapie (MOT), puis en Hypnose Spirituelle et Régressive (HSR).

Depuis 2019, j'ai réalisé 2 500 séances d'accompagnement auprès de plus de 500 clients, autant de rencontres et d'histoires singulières qui continuent d'enrichir mon expérience et de faire évoluer ma pratique.

Anthony Guillochon assis dans le fauteuil rouge de son cabinet.

Transmettre cette passion, une autre évidence

Ma vocation de formateur est née presque naturellement, lors de ma propre formation en PNL à Paris.

Chaque soir, je préparais des fiches récapitulatives des enseignements de la journée, que je partageais le lendemain avec les autres stagiaires pour les aider à réviser.

Parmi eux, François, avec qui je me suis lié d'amitié, a remarqué mon goût pour la transmission, ma capacité de synthèse et mon envie d'aider les autres à comprendre.

Lorsqu'il a décidé de créer son centre de formation, l'IFTB, il m'a proposé de rejoindre l'aventure en tant que formateur.

Il m'a accompagné dans l'apprentissage de ce nouveau métier, avant de me confier le développement de l'antenne de Reims.

C'est là que j'ai fait mes premières armes.

Avec le temps, face à l'envie de mes élèves de continuer à progresser, j'ai décidé de concevoir mes propres programmes de formation.

Aujourd'hui, je forme à mon tour de futurs praticiens et des professionnels de l'accompagnement.

Car transmettre ne consiste pas simplement à enseigner des protocoles. C'est partager une passion, une expérience, une manière de comprendre l'humain, mais aussi de mieux se comprendre soi-même.

Anthony Guillochon anime une formation devant des participants et un paperboard.

Mieux me comprendre pour mieux accompagner

Vers 2020, alors que j'étais déjà installé comme thérapeute, j'ai rencontré David Alvarez Ortega, coach spécialisé dans l'accompagnement des hauts potentiels.

C'est grâce à lui que j'ai découvert et commencé à comprendre mon propre fonctionnement de haut potentiel.

Cette découverte a profondément changé mon regard sur moi-même, sur mes perceptions, mes réactions et certains comportements que je ne comprenais pas auparavant.

J'ai progressivement appris à mieux me connaître, à m'accepter et à modifier certains mécanismes qui me limitaient.

C'est notamment de cette expérience qu'est né RISE — Révélateur d'Identité, Stabilité & Équilibre, un programme que j'ai créé pour accompagner les personnes qui, à force de s'adapter aux autres, de douter d'elles-mêmes ou de chercher à répondre aux attentes, ont parfois fini par s'oublier.

Parce que je connais une partie de ce qu'elles traversent, mais surtout parce que je sais combien la compréhension de son propre fonctionnement peut changer notre manière de vivre.

Apprendre à devenir son propre allié

Je suis convaincu que nous passons parfois une grande partie de notre vie à répondre aux attentes des autres, à nous conformer à des croyances ou à des obligations, au point de ne plus vraiment savoir ce que nous voulons.

Mon souhait est d'accompagner les personnes à mieux se comprendre, à retrouver leur capacité de choisir et à ne plus laisser leurs peurs ou leurs anciens conditionnements décider à leur place.

Que ce soit à travers mes accompagnements ou mes formations, mon objectif reste le même : aider chacun à prendre conscience de ses ressources, à développer son potentiel et à devenir davantage acteur de sa propre vie.

Parce que lorsque vous cessez d'être votre propre adversaire pour devenir votre meilleur allié, de nouvelles possibilités peuvent s'ouvrir.

C'est ce qui donne aujourd'hui tout son sens à mon métier.