Ce qui se joue vraiment derrière certains comportements alimentaires
Manger ne répond pas toujours uniquement à la faim.
Avec le temps, certains comportements peuvent devenir automatiques. La nourriture peut être associée au plaisir, au réconfort, à la détente, à une récompense ou simplement à une habitude répétée dans certaines situations.
Vous pouvez ainsi avoir envie de manger lorsque vous êtes stressé(e), fatigué(e), contrarié(e), ennuyé(e), ou après une journée difficile, sans que votre corps ait réellement besoin d’énergie à ce moment-là.
J’utilise souvent l’image de la voiture. Une voiture possède un réservoir d’une capacité donnée et un moteur conçu pour fonctionner avec un carburant adapté. Lorsque l’on met trop de carburant, le réservoir ne s’agrandit pas : il déborde. Et lorsque l’on utilise un carburant inadapté, le moteur fonctionne moins bien, s’encrasse et peut finir par s’abîmer.
Pour le corps, le principe est comparable : l’alimentation sert avant tout à répondre à ses besoins. Ces besoins varient notamment en fonction de l’activité, de l’énergie dépensée et du fonctionnement de chacun. Pourtant, nous ne mangeons pas toujours uniquement parce que notre corps réclame du carburant.
Nous pouvons aussi manger parce que nous sommes stressé(e), triste, frustré(e), parce que nous avons appris à nous récompenser avec de la nourriture, parce qu’il « faut finir son assiette », parce qu’on nous a appris à ne pas gaspiller, ou simplement parce qu’un comportement s’est répété suffisamment longtemps pour devenir une habitude.
Le problème n’est donc pas toujours seulement ce que vous mangez, mais aussi pourquoi, quand et dans quelles circonstances vous mangez.
C’est sur ces automatismes, ces associations et ces croyances qu’un accompagnement peut devenir particulièrement intéressant.